La ville nord-américaine, en tant que condensateur social, peine à se réinventer. Les villes, petites et grandes, souffrent de problèmes importants qui se manifestent par le manque d’équité et de cohésion sociale. Ce modèle, tributaire d’énergie bon marché, de disponibilité de ressources en croissance et de déplacements automobile immodérés a atteint son point de non-retour. C’est pourquoi il faut saluer les contre-modèles. Adoptée par Vaudreuil-Dorion, l’initiative de médiation culturelle ‘JE SUIS’ est porteuse d’une vision et d’une culture du ‘faire autrement’ axée sur la co-création citoyenne, une culture d’équité et de cohésion sociale inspirante.
Sur le site la densification déjà entamée révèle l’émergence d’un TOD auquel il manque un cœur rassembleur. C’est l’ambition de notre projet : semer un espace citoyen créatif et participatif; flexible, inclusif et performant à titre d’infrastructure verte. Aux étapes de conception du concours, notre équipe a été instruite par les contributions d’associations locales et les actions des groupes communautaires ancrés dans le milieu. Nous proposons un canevas qui sollicitera une implication citoyenne à même de le faire évoluer: façonner ensemble un lieu d’appartenance qui fasse advenir un ‘NOUS SOMMES… VAUDREUIL-DORION’.
Pour point de départ de la programmation urbaine, différents scénarios d’usage sont proposés en imaginant une diversité de citoyen lambda.
Le paysage du pôle ‘NOUS SOMMES’ retisse et reconnecte les différents quartiers et structures urbaines. La bibliothèque et l’hôtel de ville partagent un même bâtiment ancré sur la limite sud-ouest du site. Le futur Centre aquatique s’incruste contre la voie de chemin de fer. Les deux bâtiments subissent un léger décalage dans le sens est/ouest afin de créer une variété d’espaces extérieurs. L’expression architecturale mise sur la luminosité et une simplicité matérielle servant d’écrin aux activités citoyennes.
Notre projet propose en phase II de tisser la ville. Un passage de coulée verte franchissant les voies ferrées, rejoint alors le quartier au nord du site. À l’horizon 2030, le TOD ‘NOUS SOMMES’ devient POD, et nous imaginons un développement immobilier à vocation mixte sur l’emprise du stationnement sud de la gare, libérant le sol pour les piétons. La coulée verte s’étend et la vallée du Pôle municipal file jusqu’au boulevard de la Gare, achevant de constituer un espace à l’échelle de la ville : le nouveau Parc de la Gare. ‘NOUS SOMMES’ s’enracine alors dans toute la sphère civique.

Fiche en cours

Nous sommes très heureux d’être lauréats pour réaliser ce projet en consortium avec Figurr.

L’idée de concevoir un projet novateur, fonctionnel, holistique, durable, unique, un symbole autochtone marquant dans le paysage montréalais, nous anime vivement. La population autochtone urbaine est en croissance constante : 25 000 Autochtones, toutes nations confondues, habitent Montréal. À la croissance naturelle s’ajoute la migration d’Autochtones québécois vers les centres urbains, certains fuyant les conditions de logement parfois difficiles dans les communautés, d’autres venant y étudier ou y travailler, le plus souvent accompagnés de membres de leur famille. Notre projet avec vous sera co-designé, conçu par et pour vous, inscrit dans la Charte du design Autochtone local et dans la Charte de design autochtone international, ICOD-D.

Le programme consiste en l’aménagement d’un ensemble regroupant entre 75 et 150 unités de logement social et communautaire de type familial et 15 000 à 20 000 pi2 d’espace communautaires pour les bureaux et salles polyvalentes, sera construit sur un site réservé par la Ville de Montréal à 10 minutes de la station de métro De l’Église. Il prévoit également l’aménagement d’un stationnement souterrain de 550 places destinés aux résidents et employés du projet, mais aussi aux bénéficiaires de l’hôpital adjacent ainsi qu’aux citoyens du quartier. En outre, ce projet devrait combler une partie de la demande forte pour des logements comportant 3 chambres et plus pour des familles avec de nombreux enfants.

Le projet devra être à la fois pluriel, afin de reconnaître les spécificités propres à chacune des nations autochtones, et fédérateur en mettant de l’avant les traits identitaires communs aux cultures autochtones diverses.

 

Image header Ⓒ Coast Mountain Photography

Dans un climat d’adaptation générale, ce projet relève le défi de générer un PCI hybride ! Après une année de pratique approfondie du télétravail, nous sommes tous devenus des experts! Alors écoutons ensemble comment changer le monde avec ce nouvel outil: le virtuel. On peut identifier ses points forts et faibles, cette sorte de réalité augmentée et/ou de limitations de toutes formes. Ce projet va au delà. Il a produit la surprise, comprit l’avantage de la distance qui s’est réduite quand finalement deux personnes pouvaient se rencontrer facilement sur un territoire encore plus inattendu. «Nous avons travaillé avec un processus contraint de conception intégré. C’est le moyen le plus efficace de réaliser de meilleurs projets. C’est parfois inconfortable, voire déroutant. Mais ça marche! Nous avions choisi deux thèmes dits longitudinaux pour lancer les discussions pour ce PCI : le mouvement et l’appartenance. Les enfants ont besoin des deux pour apprendre. Nous demanderons sans cesse : «Comment l’enfant va-t-il interagir et bouger ici ? Pourquoi l’enfant va-t-il mieux aimer son école et comment?» Sudhir Suri
Au fur et à mesure, de nouveaux thèmes transversaux ont apparus : un ensemble de questions et d’indicateurs clés qui lui sont propres et qui accompagnent le processus de conception, car chaque projet est unique.

Ce projet et sa structure unique ont permis de mettre en lumière les besoins des élèves de cette école si particulière. Ces besoins ont menés à l’élaboration de priorités et d’indicateurs mesurables pour affranchir l’équipe de conception de toute illusion ou idée reçue. Le projet qui se profile ainsi est vrai et adopté par la communauté déjà impliquée, partie prenante de ce PCI. L’école qui en résultera a déjà pris des orientations et des directions différentes des postulats de départ pour créer un nouveau territoire multi usages, biophilique, sécuritaire, adapté et inclusif pour les élèves mais aussi toute sa communauté.

Dessins Ⓒ Rémi Maynegre

Projet stimulant visant à transformer le quartier de Pointe-Saint-Charles par un programme novateur et communautaire, Bâtiment 7 est issu d’une étroite collaboration entre L’OEUF et un groupe client profondément engagé, et ce depuis 2009. Réaffectation et rénovation ambitieuses d’un bâtiment d’entreposage, le défi de ce projet était d’établir une approche élastique et flexible. Une modification du programme et des améliorations environnementales peuvent être apportées au fil du temps sans reprises coûteuses grâce à une conception intelligente et détaillée. B7 est un espace de rassemblement et de partage pour la communauté, un lieu alternatif et accessible, presqu’une ville en soi. Magasin général, café-taverne, ateliers auto et bicyclettes, ateliers artistiques, espaces co-working, phase 1, permettent de tisser du lien entre les citoyens. Recycler et réutiliser des matériaux selon le principe d’économie circulaire pour améliorer l’abordabilité et diminuer massivement l’empreinte carbone. Promouvoir l’économie sociale, la production alimentaire locale. Concevoir des espaces à la fois apaisants et dynamiques, rassembleurs et intimistes tout autant que hautement performant par la mise en place de systèmes durables adaptés spécifiquement au site et aux besoins de nos clients.
Le processus participatif de conception : le codesign, un processus inclusif où le client et les intervenants sont parties prenantes et au CENTRE du processus a radicalement changé la stratégie de développement durable et les dessins eux-mêmes.
« La communauté de Pointe Saint-Charles s’accroche et tient bon pour sauver son quartier et son monde. Les citoyens se regroupent et mettent de l’avant leur propre vision de développement, axé sur le logement social et la réappropriation d’un ancien atelier du CN. Une fabuleuse histoire de ténacité et de solidarité. » Ève Lamont, Le chantier des possibles.

«La Commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Îles, CSSMI, a pour mission d’organiser les services éducatifs prévus par la Loi sur l’instruction publique (LIP) et par les régimes pédagogiques établis par le gouvernement. La Commission scolaire a également pour mission de promouvoir et de valoriser l’éducation publique sur son territoire, de veiller à la qualité des services éducatifs et à la réussite des élèves en vue de l’atteinte d’un plus haut niveau de scolarisation et de qualification de la population et de contribuer, dans la mesure prévue par la loi, au développement social, culturel et économique de sa région

Dans ce contexte, la commande de différentes études en PCI, par la CSSMI pour leur écoles, comme Curé Paquin, Le Domaine Vert Nord, Trait D’Union ou encore de mobilier scolaire, ont des axes importants pour participer à la qualité des services éducatifs, pour la réussite des élèves. C’est une réaction en chaîne de développement social, culturel, environnemental et économique de la région, présent et futur. Tout ce processus est important pour participer à la vie et l’apprentissage continu des élèves. La vie peut sembler complexe, paradoxale, difficile, et exige de nous toute notre imagination et notre résilience pour faire progresser notre situation avec attention. Il faut une bonne attitude, des capacités et du courage pour préparer l’avenir. Pour ces projets, nous optons pour ce processus de conception intégré. Ainsi, un travail collaboratif avec une structure en mouvement, organique, est nécessaire pour élaborer la meilleure réponse. Notre culture et notre façon d’apprendre doivent être repensées pour appréhender la vie et ses réalités changeantes. Notre éducation a un impact massif dans nos vies quotidiennes et sur la qualité de notre société.

Pour vivre autrement, pensons l’apprentissage autrement. Des PCI au profit de la stimulation, du développement de chaque enfant, de chaque adulte en devenir.

 

« Le mouvement est le sine qua non de la vie; et l’on ne peut concevoir l’éducation comme une modératrice ni, pis encore, comme une inhibitrice du mouvement, mais comme une aide à répartir convenablement les énergies et à les laisser se développer normalement ».

Maria Montessori, Pédagogie scientifique, tome 1. Paris : Desclée de Brouwer p.5

Notre client rêvait d’une ferme où il pourrait à la fois produire une agriculture biologique et vivre avec sa famille en respectant l’écologie du site, aussi en termes de volumes que d’insertion et d’écoconception. Il nous a fallu concevoir une habitation familiale élégante, durable, responsable, simple et fonctionnelle. 
Située dans la vallée de la Rivière Rouge, les formes emblématiques des bâtiments agricoles ponctuent le paysage de la région: ici, la maison prend la forme austère, grande et réservée d’une grange allongée à deux versants, perchée d’Est en Ouest et s’adossant à la clôture. Le rez-de-chaussée possède une grande aire ouverte cadencée par la trame constructive, l’enveloppe est conçue comme une épaisse couverture thermique et le toit vert filiforme semble flotter au-dessus du mur massif de pierres. La charpente à poutres et poteaux, le revêtement extérieur fait de vieilles planches de grange ainsi que les pierres de carrière de la Mer de Champlain constituant le mur massif sont tous des matériaux récupérés et recueillis localement. Au final, la maison est capable d’atteindre potentiellement la certification « Canadian Passive house » mais qui satisfait avant-tout les désirs de ses occupants en trouvant le juste équilibre entre confort, efficacité, développement responsable et design architectural. Entrelacer Hightech et Lowtech, concevoir un bâtiment hautement contemporain en utilisant des matériaux de récupération locaux. Offrir une nouvelle vie aux matériaux nobles pour fournir une réponse sensible au programme entre tension et tranquillité.

La communauté du quartier de Notre Dame de Grâce souhaitait une bibliothèque « troisième lieu », emblématique du XXIème siècle, un espace centré sur la personne, impliqué socialement, accessible pour tous, innovant et en lien avec son époque. Cette communauté soudée, diversifiée et multi-ethnique avait besoin de lieux pour se réunir, échanger et partager. C’est un projet qui participe significativement à la structure communautaire de la ville. Ainsi, depuis l’échelle urbaine, où la typologie en L du bâtiment apparait comme une évidence, jusqu’à la conception des espaces intérieurs qui se veut simple et clairement lisible, le centre culturel offre une grande variété d’espaces. Les 4500m2 s’organisent selon un système en « ZIG-ZAG » transversal et les espaces de circulation sont généreux et continus. Le programme a été étudié soigneusement et l’attention portée à la gestion des proximités et interactions a permis la création d’un nouveau lieu qui n’était pas planifié, même pas imaginé. Le programme mariant bibliothèque et salle de spectacles permet d’offrir un nouveau cœur culturel au paysage artistique montréalais. Notre esprit créatif, combiné à notre expérience de conception d’espaces parfaitement calibrés aux besoins, nous a permis de créer un lieu à la fois dynamique et calme, idéal pour la lecture et les rencontres. Deux grandes salles accueillant le public permettent à la communauté de grandir et à l’ensemble des générations de citoyens de se rassembler. Jardins, atriums et cours dialoguent avec des repaires plus restreints, plus intimistes, nous avons ainsi exploré un large spectre d’espaces d’apprentissages et communautaires. Ces éléments combinés font d’elle la bibliothèque la plus visitée de Montréal aujourd’hui.
“Édifice civique et de culture, il se veut un centre de services municipaux, un lieu de socialisation et de rassemblement dans la continuité de l’esprit du quartier.”
SOURCE: Ville de Montréal – Cabinet du maire et du comité exécutif

 

 

Le bâtiment est situé dans un environnement classé patrimonial. Les travaux ne devaient pas compromettre la circulation et l’accès des usagers aux ascenseurs et aux commerces et bureaux existants. Les coûts initialement prévus ont été revus à la baisse à la fin des préliminaires. Nous avons innové avec l’implantation du premier mur lumineux interactif à Montréal. Nous avons recherché un design original fait de lignes et de finis modernes et épurés répondant aux demandes du client et aux critères budgétaires. Nous avons réussi à réaliser les travaux en causant un minimum d’inconfort aux occupants. Nous avons respecté toutes les contraintes patrimoniales. Nous avons adapté la séquence des travaux avec les contraintes d’issues et d’accessibilité des espaces en tout temps. Nous avons trouvé des solutions créatives pour faire plus avec moins afin de s’adapter aux nouvelles contraintes budgétaires apparues après le dépôt préliminaire.

Principaux défis relevés
a) Explications / justifications des retards / ajouts : Ajout d’éléments demandés par le client. Surprises retrouvées suite à la démolition. Coordination des espaces inter-reliés avec le bâtiment voisin. Coordination du réaménagement du local de vente du café suite au refus par le locataire du design initial.
b) Problématiques rencontrées : Le bâtiment est situé dans un environnement classé patrimonial. Les travaux ne devaient pas compromettre la circulation et l’accès des usagers aux ascenseurs et aux commerces et bureaux existants. Les coûts initialement prévus ont été revus à la baisse à la fin des préliminaires.
c) Nous avons respecté toutes les contraintes patrimoniales sans pour autant pouvoir réussir à insuffler un nouveau look plus contemporain. Nous avons adapté la séquence des travaux avec les contraintes d’issues et d’accessibilité des espaces en tout temps. Nous avons trouvé des solutions créatives pour faire plus avec moins afin de s’adapter avec les nouvelles contraintes budgétaires.

Solutions et innovations
Évaluation générale de votre prestation de services : Nous avons innové avec l’implantation du premier mur lumineux interactif à Montréal. Nous avons recherché un design original fait de lignes et de finis modernes et épurés répondant aux demandes du client et aux critères budgétaires. Nous avons réussi à faire les travaux en causant un minimum d’inconfort aux occupants.

La Coopérative Bois Ellen rêvait d’un logement abordable dans lequel ses résidents s’approprieraient l’entretien écologique du bâtiment. Récemment construite, elle est située près de la station de train et du métro Place de la Concorde, un quartier en transition vers le logement multi résidentiel. Contrairement à la tendance actuelle d’incorporer des technologies complexes et parfois très coûteuses, notre approche a été totalement différente. Bois Ellen, à l’issue de notre processus de conception intégrée PCI, s’est concentrée sur les mises en place de conception passives afin que l’entretien soit géré facilement par la Coop et ses résidents.
Pour parachever notre accompagnement au client, nous avons créé des guides composés de textes et schémas sur les systèmes passifs du bâtiment. Les résidents peuvent eux mêmes comprendre et régler les systèmes HRV dans leur logement, une technique qui permet de réduire de 35% la consommation d’énergie. La coopérative Bois Ellen représente une accumulation de connaissances, d’expériences et de leçons tirées de Coteau-Vert et de Benny Farm: l’enveloppe du bâtiment et les mesures techniques d’une part, et l’engagement communautaire et l’habitabilité de l’autre.

Bois Ellen a été conçu pour les personnes âgées et les familles, tout en simplifiant l’entretien continu pour le client et les habitants.
« Chez Bois Ellen, les coûts énergétiques demeureront intacts même si les coûts d’énergie augmentent grâce à notre mentalité de mettre en oeuvres les «solutions évolutives » dès le début du projet. »
Sudhir Suri, Architecte Associé, L’OEUF.